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vendredi 28 août 2015

Où il est question de commencer quelque part et de ne pas attendre que ça soit parfait


Un article dans le thème de la rentrée... pour s'encourager à se lancer!

J'entends souvent autour de moi "j'aimerais bien, mais j'ai peur, je n'ose pas, et si je n'y arrivais pas, je ne sais pas, je ne suis pas sûre de savoir comment faire...". J'avoue que c'est un problème que je connais peu. Je me lance. J'ai envie de tenter? J'essaie... Par contre, je n'échappe aux doutes qui viennent juste après : "ça n'est pas assez bien, pas comme je le voudrais, peut-être aurais-je dû....".

Mais je persiste. Je pense profondément qu'il faut bien commencer quelque part et ce quelque part est bien sûr imparfait. Si on attend la perfection pour se lancer, on risque d'attendre longtemps. Je pense bien sûr à mes dessins et à mes illustrations (mais à tout ce que j'ai fait auparavant, à ce blog,...). Il est probable qu'il y aura bien des choses que je n'assumerai plus très bien d'ici quelques temps... ça m'est d'ailleurs déjà arrivé, et très souvent. Mais c'est ok : voilà, c'est là où je suis, ce que je sais, ce que je suis capable de faire aujourd'hui. C'est ainsi. Cette illustration, si elle n'est pas parfaite est un pas nécessaire pour que la suivante le soit davantage. Le dessin d'après se construit de celui qui précède. J'aime voir les choses comme ça. 

On pourrait d'ailleurs parler de perfection, bien sûr. J'ai réalisé que je ne recherche pas ça dans mes dessins. Qu'au contraire, j'aime les lignes hésitantes, comme si le côté imparfait des choses les rendait plus vivants- Renoncer à vouloir un résultat parfait, c'est le meilleur moyen d'en être satisfait davantage. "Ca n'est pas parfait, mais ça n'est pas ce que je recherche!" est un peu mon motto en ce moment.

Alors, commençons quelque part, par ce dessin, par cet article, par cette recette, par ces quelques notes, par..... et regardons où cela nous mène. C'est ok de ne pas savoir, de ne pas savoir exactement comment nous  ferons pour mener à bien notre projet ou concrétiser notre envie, de ne pas connaître la prochaine étape. Et c'est aussi ok d'échouer, de renoncer en route, de changer, de voir le projet évoluer vers autre chose. C'est même drôlement excitant et intéressant! Trust the process!… Faire confiance au processus. 

Le premier pas pour commencer, c’est peut-être de trouver juste quel pourrait être le premier pas à faire et de… commencer!


Et vous? Par quoi commencez-vous?
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A special post for the end of the holidays... to encourage you to get started!
I often hear around me "I would love to, but I'm afraid I do not dare, and if I could not, I do not know, I'm not sure how to do .. . ". I admit that this is a problem that I know little. I'm going for it. I want to try? I try ... By cons, I can escape the doubts that come after it: "it is not enough, not as I would like, maybe I should have ....".
But I persist. I believe deeply that we must start somewhere and that somewhere is of course imperfect. If perfection is expected before starting, we may wait a long time. I refer of course to my drawings and my illustrations (but also to everything I've done before, this blog ...). It is likely that there will be many things that I won't assume very well in a few times ... it is already, and quite often, happened to me. But that's ok: here is where I am, this is what I'm capable of doing today. This illustration, though not perfect, is  necessary in order that the following one is much more effective. I like to see things like that.
One could also speak of perfection, of course. I realized that I did not search it in my drawings. On the contrary, I like the hesitant lines, as if the imperfect side of things made them more vibrant. Give up wanting a perfect result is the best way to be more satisfied. "It's not perfect, but perfection is not what I'm looking for!" is kind of my motto now.
So let's start somewhere, with this drawing, this article,  this recipe, these few notes, ..... and look where it takes us. It's ok not to know, not to know exactly how we will carry out our project or achieve our desire, not knowing the next step. And it is ok to fail, to give way, to change, to see the project evolve into something else. It is even awfully exciting and interesting! Trust and enjoy the process! 
The first step to start, perhaps it is to find just what could be the first step in ... and getting started!
And you? Where do you start? What is your first step?

samedi 11 juillet 2015

Les vacances


Ainsi, je suis en vacances. Jour 1! Pourtant, je listais toute à l'heure "toutes les choses que j'aimerais faire" et j'ai soudain eu un doute? Comment je saurai que je suis en vacances...? A plusieurs petites choses, mais une en particulier : pas de réveil le matin! 31 jours sans réveil... ça, ça s'appelle des vacances!

mercredi 1 juillet 2015

L'ordinateur zen


Après l'article sur le travail à la planche à dessin, voici donc comme promis celui sur l'organisation du travail à l'ordinateur... Je dois d'abord vous avouer que j'aime vraiment, vraiment beaucoup le travail à l'ordinateur. Je dirais que c'est un peu mon média à moi. J'aime le dessin, le trait, mais je n'ai pas un goût très marqué pour la peinture. Par contre, mettre de la couleur à l'ordinateur, c'est un bonheur! J'aime ça. Mais l'ordinateur a ses pièges et peut être source de frustrations terribles si on n'apprend pas à les éviter. J'apprends donc et vous partage ici quelques réflexions et quelques pistes....

  1. Le piège n°1 pour moi est que l'ordinateur fonctionne comme mon cerveau : très vite, passant rapidement d'une chose à l'autre.... "ah, oui, je pourrais faire ça, oh et puis vite ça, et puis comment on fait ça déjà, ah, et puis vite un tour sur ma messagerie...". C'est un mode de pensée en mode rapide qui est peu satisfaisant au final. J'ai souvent un sentiment d'urgence renforcé, comme si tout devait être fini avant même d'avoir commencé. 

    Je tombe souvent, très souvent dans ce piège qui consiste à penser que le travail à l'ordinateur doit être "vite fait". C'est vrai ça, non? Il suffit de quelques clics par ci, quelques clics par là et ça devrait être parfait... Mais ça ne fonctionne pas comme cela. En tout cas pas si souvent et ça peut même devenir très frustrant. J'ai donc appris que je dois mieux évaluer le temps dont j'ai besoin pour aboutir mon travail. Du mieux que je peux, je me pose la question : combien de temps ai-je à disposition? Combien de temps suis-je prête à investir? Combien de temps aurais-je à priori besoin (et cette estimation devient plus facile avec le temps). Eviter de foncer tête baissée sans réflexion préalable donc... Savoir ce que l'on veut, imaginer comment s'y prendre, organiser son travail.  Une fois de plus, je pense que l'organisation en amont est importante pour rester saine d'esprit! Etre préparé à ne pas y arriver "du premier coup", accepter l'idée de chercher... Et célébrer les nouvelles victoires! 
  2. Le piège n°2 est en lien bien sûr avec le n°1 et ma dernière remarque : il m'est souvent difficile d'avoir une réflexion élaborée à l'ordinateur. Je fonce, je fais, je réagis, je m'obstine, je m'entête, je dois trouver une solution... Il y a un recul qui est plus difficile à prendre. Est-ce le côté immatériel, non concret du travail à l'ordinateur, est-ce l'inexpérience? Toujours est-il que l'ordinateur tend à renforcer mon côté obsessionnel et que je dois être très attentive à amener de la réflexion et du recul dans mon travail pour éviter d'aller droit dans le mur.  

    Si l'on ajoute à cette difficulté d'élaborer une réflexion, le risque de dispersement que peut amener nos multiples fenêtres ouvertes, nos avertissements de messages et autres alarmes, la concentration et l'attention deviennent difficile. Beaucoup de spécialistes conseillent à présent la mono-tâche en encourageant à travailler en mode plein écran. Une seule fenêtre à la fois. C'est à tenter... c'est en tout cas bien de tendre à quelque chose qui ressemble à ça. La concentration, le focus, c'est aussi bon pour l'esprit et c'est tellement plus satisfaisant. 
  3. Le piège n°3 est peut-être l'aspect très "orienté résultat" de l'ordinateur. On accepte (plus ou moins) de jouer à la planche à dessin, on sait que ça fait partie du jeu qu'une partie de tout cela finisse au fond de la poubelle. Ca réveille une part d'enfant. A l'ordinateur, je trouve cela moins naturel. L'ordinateur se doit d'être efficace, demande un résultat, et rapide! Pourtant ici aussi (et peut-être plus encore), il y a des "happy accidents": une manipulation qui ne donne pas le résultat voulu, mais qui est drôlement intéressant, voire même beaucoup mieux! Donc, jouer, se donner de l'espace et du temps pour le jeu ici aussi. Se donner le droit d'essayer, de tenter, de s'amuser. Enregistrer le projet dès le début, sauvegarder souvent, sauvegarder les nouvelles versions sous un autre libellé. Cela  autant de fois que nécessaire... au final, le jeu ici est tellement plus facile, a tellement moins de conséquences définitives que sur la feuille de papier. 
  4. Le piège n° 4, mais j'aurais pu tout aussi bien pu le mettre en première position : l'ordinateur est chronophage! Le nombre de fois où je pense "vite faire un truc de dix minutes" et où je me retrouve deux heures plus tard toujours derrière mon écran à tenter ce truc (ou un autre et puis encore vite un autre...). Ca c'est le piège ultime pour moi et pour ma nuque! Là aussi, organiser le travail, tenter d'être claire sur ce que je veux faire et dans quel espace temps est essentiel. Pour m'y aider, je vous avoue mon astuce ultime : je mets la minuterie! Ce geste me permet de prendre un mini engagement vis-à-vis de moi-même (quand ça sonne, je fais une pause), cela me donne une perception concrète du temps qui passe (il faut une minuterie qui fasse tic tac!!), cela rythme et structure un travail qui autrement a vite fait de prendre beaucoup trop de place.Si pour le travail à la planche a dessin, le plus gros challenge c'est de s'y mettre et de commencer, pour le travail à l'ordinateur, le plus gros challenge serait plutôt de s'arrêter! 
Voilà donc mes stratégies pour limiter les frustrations et pour un travail à l'ordinateur qui soit satisfaisant! Ca me demande passablement d'auto-discipline, mais j'apprends! Et je tente de me donner le temps d'apprendre...

Et vous? C'est la même chose pour vous? Quelles sont vos stratégies? Je serais curieuse d'en savoir plus!

Cet article marque le début de la pause estivale pour ce blog. Je publierai ici ou là quelques photos, des illustrations et quelques pensées à travers l'été, mais un peu en dilettante, sans contrainte... c'est le charme des vacances, non? Ca ne m'empêchera pas de travailler un peu et de vous préparer une petite surprise... Je vous en dirai plus à la rentrée!

Je vous souhaite un bel été, beaucoup de douceurs et de repos et me réjouis déjà de vous retrouver vers la mi août! Bel été et merci d'être là!



mercredi 24 juin 2015

Travailler à la planche à dessin


Je voulais, avant la pause des vacances d'été, écrire deux articles sur le travail à l'atelier : l'un sur le travail à la planche à dessin et l'autre, pour la semaine prochaine, sur le travail à l'ordinateur. Je ne vais pas aborder ici l'aspect technique, mais plutôt l'aspect organisationnel et autour de l'état d'esprit à cultiver, des pièges à éviter. 

Donc, pour aujourd'hui, la planche à dessin. Travailler à la planche à dessin demande à priori très peu de choses : du papier, de quoi dessiner ou peindre (pour moi, c'est simple : crayon et feutres noirs d'épaisseurs diverses). Et puis, surtout, d'un peu de temps devant soi. J'avais écrit un article sur le processus créatif où je parlais déjà beaucoup de la difficulté de commencer justement. Aujourd'hui, je vais plutôt développer l'état d'esprit à cultiver. C'est, après celle qui consiste à commencer, probablement ce qu'il y a de plus crucial. Je pense qu'on est beaucoup, voire tous, à avoir un critique intérieur très puissant. qui parle très très fort, qui juge approchant tout ce que l'on pourrait tenter oser de faire. Et ça, c'est destructeur de façon générale, mais encore plus ici, dans le travail à la planche à dessin. Parce que pour oser commencer, travailler, essayer, se risquer, il faut développer de la bienveillance envers soi-même et envers son travail, beaucoup de bienveillance. Ca n'est pas facile. C'est en cela que le travail à la planche à dessin est difficile : cela signifie en gros affronter ce critique intérieur. C'est là tout le challenge à mon avis. Ce travail implique de garder du mieux qu'on peut son critique intérieur très loin de soi, se donner le droit de "pétouiller", de faire des erreurs (ça c'est essentiel!), de ne pas "faire joli", d'apprendre, de ne pas savoir, de perdre son temps. J'ai beaucoup appris à ce sujet à mon cours de graphisme. Etrangement, c'est peut-être ce que j'y ai appris de plus important : développer une idée prend du temps, alors, on y travaille. Passer deux heures devant son bloc de papier et dessiner, faire des croquis, reprendre, passer à autre chose, puis y revenir, développer, avoir envie de s'arrêter, se dire qu'on n'a plus d'idées, regarder autour de soi et puis, une nouvelle idée, l'essayer, essayer encore et encore. Et recommencer. Et que ça soit normal!

Pour m'entraîner à tout cela à la maison, quand ce n'est pas si facile de mettre deux heures à part pour griffonner du papier, j'ai développé deux-trois astuces qui me permettent de m'installer derrière mon bureau : 
  • Se fixer un temps pour travailler. Le prévoir dans son planning. Prévoir aussi le temps que je vais y consacrer. Deux heures, c'est le plus souvent un peu trop ambitieux. Mais une heure est extra : suffisant pour pouvoir s'impliquer dans la pratique, mais pas trop pour ne pas oser s'y lancer! 
  • Prévoir une bonne tasse de café au lait!
  • Savoir ce que je vais travailler à l'avance. J'ai eu ma période fleurs et plantes (apprendre à les styliser, à jouer avec leurs formes), puis ma période mains, puis le corps humain en général, les mouvements, imaginer des personnages. En ce moment, je suis très "maisons". 
  • Organiser aussi la méthode , en variant le type de dessin : dessin d'observation (soit à partir de la réalité ou de photos), dessin de mémoire ou un peu des deux. 
  • Faire des pauses. C'est plus important que ça en a l'air... Prendre un peu de recul permet de ne pas tout jeter ou de s'orienter un peu différemment. 
Etre bienveillant, c'est accepter que dans ce processus il y a beaucoup de déchets. Pour un bon croquis, il y en a généralement beaucoup de moins bons. Et c'est ok. Même si, avec le temps, je découvre que même un croquis un peu décevant peut être retravaillé, découpé... on peut tout aussi bien décalquer une partie intéressante et améliorer ce qui peut l'être. Donc, idéalement, avoir autour de soi : photocopieuse-imprimante, papier calque et ciseaux. Et je ne parle pas ici de ce qui peut être fait à l'ordinateur... Donc, attention de ne pas avoir de jugement trop hâtif et de jeter à tout va. L'idéal est de regarder ses croquis quelques jours plus tard, avec un peu de recul...

Et puis se dire aussi, qu'avec le temps, ça devient plus facile. On développe petit à petit une forme de confiance en soi, en son travail. On réalise très concrètement que notre technique évolue, que sa main devient plus sûre. On apprivoise probablement un peu tout cela et le critique surtout, en tout cas certains jours. Ce qui est un gros progrès! 

La semaine prochaine, je vous parlerai du travail à l'ordinateur, qui a d'autres règles et d'autres pièges...


Articles qui pourraient peut-être aussi vous intéresser sur ce sujet : 

I wanted before the summer holiday break to write two posts on the work in the studio: one on the job at the drawing board and the other, for next week, on the job on the computer. I will not discuss here the technical aspect, but rather the organizational aspect and about the state of mind to cultivate and the pitfalls to avoid.

So for now, the drawing board. Working at the drawing board asks a priori very few things: paper, pens or pencil (for me, it's simple: pencil and black felt pens of various thicknesses). And above all, a little time ahead. I wrote an article about the creative process writing that the most difficult thing is just... to start! Today I'm going to develop the mindset to cultivate. This is probably, after the point of just starting, the more crucial aspect. Everyone of us have a very powerful inner critic. who speaks very very loudly, judging about everything one could dare to attempt. And that is destructive in general, but much more in the creative process and the work at the drawing board. Because for daring to begin, to try new things, to experiment, we must develop kindness to oneself and to ones work, a lot of kindness. It's not easy. This is the difficult thing at working at the drawing board : this basically means to face our inner critic. Therein lies the challenge in my opinion. This work involves keeping as best as we can this inner criticic far from oneself, giving ourself the right to make mistakes (that's essential!), not to always make "nice drawing", not knowing, wasting time. I learned a lot about it during my design courses. Strangely, perhaps this is the most important thing that I've learned : to develop an idea takes time, so we have to work at it. To spend two hours in front of our pad of paper and draw, sketching, resume, skip to something else and then come back, develop, to want to stop, say that we have more ideas, look around and then find a new idea, try, try again and again. And again. And it is normal!

To train this at home, when it's not so easy to put two hours apart to scribble paper, I developed two to three tricks that allow me to settle down behind my desk:
  • Set a time to work. Two hours is usually a little too ambitious. But an hour is extra: enough to be able to engage in the practice, but not too much not dare throw it!
  • Get a cup of coffee!
  • Know what I'm going to work in advance. I had my flowers and plants period(learning to stylize, playing with their forms), then my hands periods, then the human body in general, movements, imagining characters. Right now, I am very "houses".
  • Also arrange the method, varying the type of drawing: drawing from observation (either from reality or photos), drawing from memory, or a little of both.
  • Take breaks. This is bigger than it looks ... Take a step back allows not just throw or move a little differently.
Being kind with oneself means accepting that in this process there is a lot of waste. For a good sketch, there are usually a lot worse. And that's ok. Although, over time, I discovered that even a disappointing sketches can be reworked, cut ... we can just as well trace an interesting part and improve what can be. So ideally have around you: copier-printer, tracing paper and scissors. And I'm not talking about what can be done to the computer ... so be careful not to be too hasty judgment. The ideal is to look at ones sketches a few days later, with a step back ...

And over time, this process is getting easier. We develop slowly a form of self-confidence in our work. Concretely we realize that our skills evolve, our hand becomes safer. And the inner critic can even some days be silent.... This is a big progress!

So next week I will talk about the work at the computer, which has other rules and other traps ...

mercredi 29 avril 2015

Le tableau d'Elise

Avertissement : ce billet est très tendance type A ;-)!!

Je vous parlais la semaine passée du blog d'Elise Blaha… Il y fourmille d'idées intéressantes dont celle-ci :

C'est un tableau à 365 cases... vous me voyez venir? L'idée est de travailler tous les jours à un projet qui nous est important, et de cocher chaque jour où l'on l'a effectivement fait. Je trouve cette simple feuille formidablement stimulante pour plusieurs raisons. 
  1. Elle donne l'occasion de penser à ce qui est important pour nous.
  2. Elle est un rappel de ce que les projets qui comptent s'inscrivent dans la durée et que ça n'est pas parce que c'est un gros projet que c'est impossible : un jour après l'autre. 
  3. Elle encourage à y travailler quotidiennement, à rendre cette action prioritaire.
  4. Voir les ronds se noircir au fil des semaines est très stimulants et cela donne un sentiment de fierté positive. 
  5. La pensée "Shoot for progress not perfection" (vise la progression et non la perfection) rappelle juste que si je manque un jour, c'est ok! Tous les autres ronds noirs sont là pour me permettre de relativiser.  
Même si l'année est largement entamée, si ce tableau vous intéresse, vous pouvez le télécharger sur le site d'Elise. Il est aussi possible d'en imaginer facilement un "fait main" bien sûr, sur un calendrier ou une simple feuille de papier....

Ok, je suis prête à entendre que ce tableau, c’est du type A tout craché… j’assume assez bien finalement!

Ah, et le mien de tableau tout de même....


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Warning: this post is a very type A one ;-) !!
I mentioned last week Elise Blaha 's blog.. It is full of interesting ideas and especially this one (see the picture above). It is a spreadsheet with 365 boxes ... you see me coming? The idea is to work every day to a project that is important to us, and check off each day we in fact did this work. I find this simple sheet tremendously exciting for several reasons :
  1. It provides an opportunity to think about what is important for us.
  2. It is a reminder that it is not because a project is big and takes time that it's impossible: one day after the other.
  3. It encourages to work every day, to give priority to this action.
  4. To see the rounds getting black over time is very exciting and it gives a feeling of positive pride.
  5. The thought "Shoot for progress not perfection" just remember me that if I miss a day, that's ok! All other black circles are there to allow me to relativize.
Although the year is well under way, if you are interested in this spreadsheet, you can download it from the Elise site. It is also possible to easily imagine a handmade one of course, on a calendar or a simple sheet of paper ....

Ok, I'm ready to hear that this spreadsheet is very much type A...  but I finally assume it quite well!

And my own spreadsheet is the second picture... 

mercredi 1 avril 2015

Au mois d'avril, commencer un nouveau Bullet Journal!

























































Avec la fin du mois de mars arrive la fin de mon premier Bullet Journal de l'année. Espérance de vie : trois mois! Je termine le passage de l'un à l'autre et j'avoue que ça m'a un peu de stressée! Petite manifestation de mon type A! J'ai réalisé que c'est un peu comme déménager! Sérieusement! C'est comme laisser un endroit où j’ai habité, avec l'envie de tout emporter… Et pourtant, il faut faire du tri, reporter les rubriques toujours en cours, renoncer à d'autres.

Bon, voilà, c'est fait. Mon nouveau Bullet Journal tout rose est prêt à l'emploi, je suis apaisée... tout est sous contrôle ;-)!!
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With the end of March comes the end of my first Bullet Journal of the year. Life expectancy: three months! I finished the transition from one to the other and I admit this stressed me! Light manifestation of my A type! I realized that it's a bit like moving! Seriously! It's like leaving a place where I lived and wishing I could take everything with me ...

Well, now it's done. My new pinky Bullet Journal is ready to be used, I am calmer ... everything is under control;-) !!

samedi 31 janvier 2015

La méthode Patrick Jane


Il semble que penser couché ouvre l'esprit... C'est du moins ce que le mentaliste dit! Je crois que je vais essayer....
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The Patrick Jane's method


It seems that thinking on a sofa open the mind ... This is at least what the mentalist said! I'll give this a try....

mercredi 14 janvier 2015

Ma tendance type A


J'avoue être très en mode type A en ce moment... Qu'est-ce que ça veut dire? Je pars en vrille, en mode stress total, le coeur qui tape, le cerveau qui fonctionne à cent à l'heure. Je me mets un maximum de pression, je n'arrive pas, ou très mal, à me détendre. Ca m'arrive assez souvent pour être honnête. J'y travaille beaucoup, mais ça n'est toujours pas totalement gagné. La définition du type A, vous la trouvez ici. Il semble que ça soit un concept plus répandu dans les milieux anglo-saxons, ce qui fait qu'une majorité de sites sont en anglais. Mais, en résumé, un type A, c'est :
La personnalité de type A a été définie par Meyer Friedman (en) et Ray Rosenman en 1959 comme une conduite caractérisée par une hyperactivité, un sentiment d'urgence, un énervement facile, ou un hyper-investissement professionnel.L'individu au comportement de type A se caractérise par le besoin de contrôler son environnement afin de réduire son incertitude1 . Ces attitudes augmentent les risques de vivre des conflits interpersonnels. Souvent, il place la barre haut: il a des exigences élevées tout en manifestant un sens de l'autocritique très poussé par rapport à ses accomplissements. On dénote des attentes irréalistes de perfection incompatibles avec le droit à l'erreur (croyance irrationnelle établie par Ellis). Source Wikipedia. 
Voilà... c'est un peu, assez, beaucoup moi, même si il semble que ça peut passer assez inaperçu dans mon entourage.  J'avais envie d'écrire ce billet pour tenter de désamorcer le truc, essayer d'en rire à l'avenir. Vous verrez donc ici ou là dans mes billets une référence à ce trait de personnalité et j'aimerais beaucoup être capable de me dire : Mireille, c'est ton type A qui frappe là! De mettre des mots sur ce phénomène me semble déjà énorme. Ca met de la distance. Ca externalise le problème d'une certaine façon... Je le trouve tout-de-suite moins compliqué à gérer.

Comment je le gère d'ailleurs? C'est un équilibre assez difficile à trouver. J'aime avoir des buts, y travailler. Ma difficulté première est de m'arrêter, de dire "c'est bon, c'est assez"!  Ici, c'est toujours du work in progress, mais à ce stade, j'ai découvert deux-trois choses qui fonctionnent assez bien pour moi:
  • Je ralentis. Quand j'ai pris conscience de mon emballement (nervosité, tensions, impatience, agressivité... du stress quoi!), je ralentis. M'arrêter serait est idéal, mais un idéal justement. Irréaliste et trop stressant pour moi à ce moment-là. Ralentir est un bon compromis. Je réduis le nombre de choses sur ma todo liste et m'octroie des plages de repos : relaxation, série télé en pleine après-midi sont de simples mais bons outils. 
  • Je choisis des activités recentrantes, presque méditatives comme le crochet et le dessin. Toutes les activités qui demandent une légère concentration et qui permettent à l'esprit de se focaliser sur une chose simple et ainsi de se calmer. 
  • Je prends le temps de m'organiser soigneusement, de prévoir ces temps de repos, de tenir compte de mes besoins du moment, d'être très vigilante à la masse "de choses à faire". Je m'oblige à procrastiner consciemment et à remettre à plus tard ce qui peut l'être. 

Je ne terminerai pas sans préciser que si je souffre parfois de ce type A quand tout cela s'emballe, je dois reconnaître que, sous contrôle, j'ai le sentiment d'avoir un superbe moteur à l'intérieur. Il me pousse à explorer de nouveaux territoires, me donne de l'énergie et de l'élan, une forme d'audace, l'envie de toujours apprendre et découvrir. Et ça, c'est infiniment précieux. 

samedi 13 décembre 2014

Bullet Journal

Cela fait quelques semaines que je mentionne ici et là mon Bullet Journal... je crois que c'est le moment que je vous en dise un peu plus!

Pour ceux qui viennent régulièrement sur ce blog, ma passion pour l'organisation, les listes en tout genre, les agendas et autres carnets ne vous ont sans doute pas échappé? J'adore ça! C'est mon côté "type A" probablement, le sentiment de pouvoir contrôler un peu de cette vie qui ne nous échappe tout le temps... C'est d'ailleurs en cherchant à améliorer mon organisation que j'ai découvert le concept du Bullet Journal. Plutôt que de me lancer dans de grandes explications, voici une vidéo faite par celui qui l'a mis au point, Ryder Carroll :


Le lien vers le site : http://www.bulletjournal.com

Ryder Carroll dit de son Bullet Journal (bullet = puces in french!) que c'est un système analogique dans une époque du tout digital, que c'est pour les faiseurs de listes, pour ceux qui griffonnent des notes de toute sorte à longueur de journée, bref : pour moi! Je me suis donc lancée dans ce système à la mi-octobre. D'abord en parallèle à mon agenda, puis complètement. Je ne fonctionne plus qu'avec lui à présent. En résumé donc, il s'agit d'un système permettant de s'organiser et de prendre des notes, mais aussi de retrouver facilement ce que l'on a noté. Il permet aussi d'identifier et de se focaliser davantage sur ce qui est vraiment important pour soi à ce moment. Tentant, non? Et la bonne nouvelle, c'est que pour commencer, rien de plus simple : il vous suffit de vous munir d'un carnet et d'un stylo. 

Voici quelques liens vers des explications intéressantes : 

Ce que j’aime particulièrement, c’est que je suis chez moi dans ce carnet. Au contraire d’un agenda où les rubriques dorment et s'oublient finalement assez facilement, dans ce journal, je fais des aller-retour, je compulse, je tourne, je note, je repère, je renote. Tout y est repris et re-repris. Ce qui peut au départ passer pour une perte de temps, je le vis comme une façon d’être concentrée sur ce qui est important. Focus comme disent les anglophones (j'adore ce mot!) : contenue, concentrée. Tout y est. Là où mon esprit se dissipent et se disperse, ce carnet me rassemble.  Il fait avec mon esprit ce qu'il fait très concrètement avec mes notes : il les rassemble en un endroit. Je l'ai toujours avec moi et m'y réfère à tout moment de la journée. Il est aussi totalement flexible, ce qui fait qu'on peut toujours en changer, le laisser évoluer, en faire ce qu'on veut. Il n'est pas figé en rubrique comme un agenda. On peut essayer une façon de faire et tout modifier si cela ne nous convient pas ou plus. C'est totalement vivant et organique. J'aime donc mon Bullet Journal! Et vous, cela vous tente? 
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Let me tell you about my Bullet Journal... For the faithful readers, you may notice that I'm a little bit obsessed by lists, organisation and agenda. I've discovered the Ryder Carroll's Journal some months ago and I fell in love with it. This is a video to introduce it : 


So it's "for the list-makers, the note-takers, the Post-It note pilots, the track-keepers, and the dabbling doodlers. Bullet journal is for those who feel there are few platforms as powerful as the blank paper page. It’s an analog system for the digital age that will help you organize the present, record the past, and plan for the future". Sounds good? 
These are some links to interesting posts to deepen the subject : 
What I do love especially is that I feel at home in this Journal. I turn the pages, again and again. I walk in this journal, I almost live in this journal! Every important things about me are in it! It really helps my busy mind to keep focus and that's so precious. What may seem as a waste of time, to note and re-note and re-re-note, is instead a powerful way to focus and get organized. It's also a very organic way to do so. You can change your way of doing it at any time. It's not fixed at all as it can be in an agenda. 
So you've got the idea : I love my Bullet Journal. And what about you? Will you give it a try?


dimanche 9 novembre 2014

Le premier timbre à la boutique




Je suis fière de vous présenter le premier tampon à la boutique! J'ai envie en ce moment de créer une petite série autour du thème "Faire un peu de place". Parce que ça me semble si essentiel de faire un peu de place, pour respirer, pour se détendre, pour se ressourcer, pour profiter de la vie et se sortir de "toutes ces choses qu'il y a à faire". Faire de la place pour ce qui compte, prendre un peu de recul. Ce timbre, je l'ai d'abord imaginer pour moi, moi qui suis une obsessionnelle de l'agenda et des listes, j'ai besoin de me rappeler de m'arrêter... Alors, un tout petit timbre, idéal pour un format A5 comme ici, et joli comme tout, monté sur un support en bois. Il n'y a plus qu'à s'arrêter, respirer et faire un peu d'espace... si c'est mon agenda qui me le dit!
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I am proud to present the first stamp in the shop! I'm actually working on a small series on the theme "Make a little space." Because it seems so essential to make a little space to breathe, to relax, to enjoy life and get out of "all these things to do." Make space for what matters, to take a step back. This stamp, I first think it for me : as an obsessive agenda and lists maker, I need to remind me to stop ... A little stamp, ideal for an A5 agenda, as here, mounted on a wooden stand. So, now, I just have to regularly stop, breathe and make some space ... if my agenda tells me so!

jeudi 30 octobre 2014

Agenda, planning et cie


J'ai une passion pour la tenue des agendas, des listes et de l'organisation en général. Je ne l'assume pas toujours, mais beaucoup plus depuis que j'ai découvert que je ne suis pas la seule sur cette planète à adorer ça! J'ai suivi le cours de Marcy Penner à Studio Calico dernièrement, et ça m'a enlevé mes derniers complexes. Donc, je l'assume, j'aime ça. 

Je me suis souvent demandé pourquoi? Est-ce une tentative desespérée de contrôler une vie qui nous échappe? Un besoin de contrôle, une manie obsessionnelle... Ca arrive d'ailleurs que je m'y enferme dans mes todo's lists. Plus plus plus... Mais justement, un agenda, ça m'aide à éviter ce piège. Ca m'aide à faire des choix, à les poser, à les prioriser. Il me semble finalement que ça m'aide à créer ma vie. Et ça, ça ne peut pas être mal, si? J'ai le sentiment de pouvoir mettre une intention dans la journée. J'aime aussi le sentiment d'accomplir des choses. J'avoue que pour moi, c'est le grand kif de ma vie : faire des choses, relever des challenges, avancer, découvrir, apprendre. Et l'agenda m'y aide. Parce que, si on n'y prend pas garde, on a vite fait de se faire engloutir par "toutes les choses qu'il y a à faire" et finalement à ne pas faire du tout ce que l'on tient à faire, ce qui nous est important. L'agenda et le planning aident à déterminer quels sont les gros cailloux à mettre en premier. Et les plus petits, qui sont finalement souvent du sable, viendront se glisser là au milieu. Il me semble que l'agenda me permet de rester saine d'esprit. De pouvoir poser les todos, de savoir qu'ils se feront, ils sont posés là, mais qu'ils peuvent bien attendre quelques jours voire quelques semaines. Ce ne sont pas des fenêtres sales qui mettront en péril mon existence!!

Précisons quand même que pour moi, tenir un agenda ne signifie pas seulement inscrire les rendez-vous distillés ici ou là, mais qu'il s'agit plutôt d'un planning quotidien, hebdomadaire, mensuel (oui, oui, il y a un petit côté obsessionnel, je sais!)... Cela signifie donc du temps consacré à le faire, à le suivre, à le tenir. Ca veut dire, faire un espace pour s'organiser. Et ça, pour moi, c'est sortir la tête du guidon. Savoir s'arrêter, regarder où l'on est, réfléchir là où on veut aller, c'est une démarche qui me paraît essentielle et que l'agenda me permet de faire jour après jour. Un genre de rendez-vous avec moi, avec ma vie. Un peu comme cultiver son jardin : faire de la place, arroser ce qui est important, ce qui en a besoin, enlever, organiser… Ca paraît tout de suite moins obsessionnel non? Le faire calmement, doucement, régulièrement... C'est presque une philosophie finalement...


J'ai découvert grâce au cours de Marcy Penner et d'autres planner addicts de nouvelles méthodes d'aide à l'organisation ou de "mise en beauté" de mes pages : codes couleur, décorations, bullet journal... Ça sera le parfait prétexte pour venir écrire un nouvel article à ce sujet. D'ailleurs, c'est une telle passion chez moi que j'envisage même d'ouvrir une rubrique à ce sujet... To be continued....

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I've got a passion for keeping diaries, lists, agenda and for organization in general. I do not always assume it, but much more since I found out I'm not alone on this planet to love this! I followed the Marcy Penner's course at Studio Calico recently, and this took away my last complex. So I assume, I like it.

I have often asked myself why? Is this a desperate attempt to control a life that eludes us? A need for control, an obsessive mania? Maybe... I get sometimes locked in my todos'list, wanted to do more, more and more... But more often yet, my planner helps me to avoid this trap. It helps me to make choices, to prioritize. It helps me to create my life in a way. And that can not be bad, though? I put an intention in my days. I also like the feeling of accomplishing things. I confess : for me, the great thing of my life is to make stuff, follow challenges, progress, learn new things. And my planner helps me so. Because if we are not careful, we're so quickly  swamped by "all the things that there is to do," and finally do not at all or not enough what we love to do, what is important to us. The agenda and schedule help to identify the big rocks to put in first place. And smaller, which are often eventually sand will slip in the midst. It seems to me that the agenda keeps me sane. Able to ask the todos, knowing they will be done, they are waiting there, but they may well wait a few days or even weeks. Dirty windows won't jeopardize my life !!

I must point out that, for me, an agenda is not only for the appointment's enters, but it's more of a daily, weekly, monthly schedule (yes, this is a little obsessive aspect, I know!) ... This means to take some time for it, to make a space to organize. For me, it's learning to stop, to look where I'm, to think where I wish to go. This process  is so important to me, essential and the agenda is the place I can do it everyday. A kind of appointment with me, with my life. It's a bit like cultivating a garden :  water, remove, sort, plant... It seems any less obsessive, no?

I discovered through the course of Marcy Penner and other addicts planner, new ways to help the organization or "beauty care" of my pages, color coding, decorations, paper bullet ... This will be the perfect excuse to come back here and write a new post about it. Besides, it is such a passion that I even considered opening a topic about it !?... To be continued ....



mardi 19 août 2014

À l'atelier

Je suis ce cours à Studio Calico... du coup, il est beaucoup question de rangements et d'organisation dans mon petit atelier!